Le salon de l’agriculture vient de fermer ses portes et nous restons extrêmement tristes et inquiets de ce qui arrive à un monde dont nous avons le plus grand besoin …et que nous aimons !
Comment a-t-on pu aboutir à une telle situation ?
De subventions en subventions le monde agricole a été conforté dans la productivité, l’agriculture intensive et exportatrice. Cela a mobilisé une grande partie des moyens financiers de l’Europe.
Gonfler les exportations négociées à des prix extrêmement bas et continuer à importer des haricots verts ou des fraises de Côte d’Ivoire à Noël sont des hérésies, des comportements irresponsables, au bilan carbone inacceptable.
Profitons partout sur notre Terre et chez nous en particulier de ce que la nature nous offre à chaque saison et visons à ce que les fruits et légumes produits localement soient les plus sains possibles.
Les consommateurs recherchent de plus en plus des denrées alimentaires de proximité dont ils sont sûrs qu’elles n’auront pas été surchargées de conservateurs toxiques, que leur emballage n’encombrera ni leur poubelle ni le conteneur du marchand et que le prix payé sera rémunérateur et raisonnable pour la qualité obtenue, souvent garantie par une appellation.
Ce n’est pas pour le maintien d’une agriculture dépassée que les agriculteurs ont besoin de subventions mais pour l’aide à la reconversion des exploitations et à l’information des consommateurs.
Conservons en proximité les hectares de nos bonnes terres agricoles pour assurer une production suffisante, arrêtons de bétonner là où cela n’est pas indiqué et définissons les endroits où le développement d’habitations et d’infrastructures est bienvenu.
Nous pouvons/devons être tous gagnants !
Le même raisonnement prévaut pour l’industrie :
- Faut-il continuer à s’éclairer ou se chauffer en utilisant des énergies non renouvelables ?
- Faut-il continuer à raffiner chez nous des produits bruts extraits loin de nos côtes ? N’y a-t-il pas là le moyen de donner du travail à une main d’œuvre disponible dans les pays du sud, en nous consacrant à des transformations ultérieures à la première transformation,
- Faut-il continuer à produire des automobiles, des matériaux de construction…etc, dont on sait que leurs caractéristiques sont déjà dépassées
En un mot faut-il continuer à maintenir, à coups de millions d’euros, des activités et des emplois qui ressemblent de plus en plus à des emplois fictifs ?
Bien sûr qu’il faut maintenir des emplois ! Mais pour les maintenir durablement il est nécessaire d’assurer rapidement la reconversion de notre appareil industriel : nous devons réarmer notre industrie, de même que nous devons réarmer notre agriculture, nos armes sont dépassées et nos voisins sont loin devant ! C’est à ça qu’il nous faut diriger les moyens financiers limités dont nous disposons (ou dont nous ne disposons déjà plus …sans avoir à faire payer lourdement nos petits enfants)
Je pourrais parler de la même façon d’aider nos PME/TPE à former leurs dirigeants et salariés à prendre le bon virage. Idem pour le commerce où dans nos centres-villes l’imagination doit s’exercer pour en restaurer l’attractivité. Idem pour les services où de nouveaux besoin se font jour !
Les deux grandes formations politiques qui se partagent le pouvoir depuis au moins 30 ans nous ont lentement et sûrement amené dans une voie sans issue ou plutôt avec l’issue que nous connaissons et qui est celle dont nous avons le devoir de sauver nos amis grecs.
Nous restons pessimistes si ces 2 formations continuent à tranquillement alterner ou se partager les différents pouvoirs …mais nous sommes extrêmement optimistes au sein de ce jeune Mouvement Démocrate, plein d’idées et d’enthousiasme, avec la perspective d’être de plus en plus lus et entendus par nos compatriotes.
En effet, nous avons des idées pour nous en sortir, nous avons des idées concernant les besoins qui se font jour en matière de nouvelles énergies, d’éco-construction, de transports collectifs, de locomotion douce, de services d’aide à la personne… etc, nous avons aussi des idées sur de nouveaux modes de gouvernance (par exemple les SCOP) et nous savons que nous ne sommes pas les seuls à avoir des idées, beaucoup de nos amis écologistes partagent nos préoccupations.
Pourquoi ne pas se retrouver sur des états généraux de la reconversion économique de notre pays et notre région ? Le B.A.BA de toute décision de produire et commercialiser est l’expression des besoins des consommateurs et usagers que nous sommes : faisons le ensemble !
Alors réveillons nous, sortons de cette torpeur où on souhaite nous laisser, il y a un meilleur possible, entre autre grâce à la participation active des candidats de Rhône-Alpes Démocrates au sein du Conseil Régional, rendez-vous pour commencer cette belle route le dimanche 14 mars.





