Jeudi soir.
La journée a été sombre entre Lyon et Annonay en Ardèche. Pas un brin de lumière, des flocons de neige épars, un soleil qui ne trouve pas sa route dans la grisaille. Faut dire qu’Annonay (les montgolfières !) ne vit pas des heures glorieuses, avec les usines de papier (calque) qui ont fermé et le chômage qui verouille les espoirs de vie des gens d’ici, sa topographie encaissée.
Sofiane, né ici, 21 ans, d’origine casablancaise, Maroc, nous joint par twitter pour demander un coup de pouce pour sa structure commerciale (vente en ligne de produits importés du Maroc) ; c’est dur, mais il s’arrache pour tracer son chemin, faire sa route, son destin, dans un département où il n’y a aucune gare SNCF.
Après une visite du centre social du Zodiaque, puis de la cité ANRU du coin, congelés par le froid glacial qui giffle le paysage, nous nous retrouvons au café le Parisien pour un POint presse… sans journaliste : j’avais prévenu que nous ferions une campagne décalée !!! On rencontre des gens, les gens, et c’est ça la vraie vie. Autour de la table, Sofiane trouve un compagnon d’Aubenas qui va lui venir en aide, Jean Marie, non voyant, qui nous sert de guide ardéchois dans la campagne : un vrai de vrai ! Puis arrive un jeune turc qui a projet d’égalité des chances pour les jeunes d’ici, “avec sa nationalité française, sa religion musulmane, son nomm turc, son look maghrébin, comme il le dit subtilement. Que du bonheur.
Ensuite, un petit détour par la bibliothèque municipale où j’ai travaillé à des ateliers d’écriture il y a quinze ans : des moments de grâce en compagnie de Yannick, la directrice. Ici, je suis en terre amie : j’ai de nombreux lecteurs, je ne sais pas encore combien d’électeurs. Dominique Chambon, tête de liste départementale est à la barre. Il est bâtonnier de l’Ardèche.
Demain vendredi. Jour J moins 2. On a bien travaillé. Tous. Les militants sont des gens étonnants.
Aciao.
Azouz